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Ordonnance, automédication, bon usage : que peut vous apporter votre pharmacienne ?

Une pharmacienne d'officine raconte ce que le comptoir permet vraiment : comprendre son ordonnance, éviter les doublons de médicaments, poser les bonnes questions, être orienté et savoir quand appeler le 15 ou le 112.

Entretien

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Pharmacienne souriante en blouse blanche, debout derrière le comptoir d'une officine lumineuse, étagères de médicaments sans marque visible en arrière-plan
Au comptoir de l'officine, la pharmacienne vérifie l'ordonnance et répond aux questions que l'on n'ose pas toujours poser au médecin.

Votre pharmacienne peut vous expliquer votre ordonnance, vérifier que vos médicaments ne se gênent pas entre eux, vous dire à quel moment un symptôme mérite l’avis d’un médecin et vous orienter si besoin. Elle ne pose pas de diagnostic et ne modifie pas un traitement prescrit, mais elle est souvent le professionnel de santé le plus facile à joindre. Solène Duvigneau, pharmacienne d’officine, raconte ce que ce comptoir permet vraiment, ce qu’il ne permet pas, et les questions qu’elle aimerait entendre plus souvent. Elle parle de sa pratique en général : pour votre situation personnelle, c’est à votre médecin ou à votre pharmacien de répondre.

Que fait une pharmacienne, au-delà de remettre des boîtes ?

Quand un patient tend son ordonnance, que se passe-t-il de votre côté ?

Bien plus que la remise des boîtes. Je lis l’ordonnance, je vérifie qu’elle est cohérente, je regarde si le patient prend déjà d’autres médicaments, et je m’assure qu’il sait comment les prendre. Cette étape paraît invisible, mais c’est là que je repère un doublon, une association à éviter ou une consigne qui n’a pas été comprise. Si quelque chose me paraît douteux, j’appelle le médecin qui a prescrit. Je ne modifie jamais un traitement de ma propre initiative : c’est le travail du prescripteur.

À quoi sert le dossier pharmaceutique ?

C’est un outil informatique sécurisé auquel les pharmacies sont connectées. Il recense les médicaments que la personne se procure en pharmacie. Il n’est accessible qu’à son détenteur et, avec son accord, aux pharmacies où il se rend. Concrètement, si vous allez dans deux officines différentes, cet historique évite de reprendre à zéro. Il comporte aussi un volet sur les vaccins, qui restent mentionnés pendant 21 ans selon l’Ordre des pharmaciens. Il vous appartient : son accès dépend de votre accord.

Les patients osent-ils poser leurs questions ?

Pas assez, à mon avis. Beaucoup attendent d’être dans la rue pour se demander s’il fallait prendre le comprimé avant ou après le repas, ou ce qu’il faut faire en cas d’oubli. Je préfère cent fois qu’on me pose la question au comptoir. Quand du monde attend derrière, on peut aussi demander un moment plus au calme, ou revenir à une heure moins chargée. Il n’y a pas de question sotte : une réponse donnée tout de suite évite souvent une erreur à la maison.

Que ne pouvez-vous pas faire ?

Je ne peux pas poser de diagnostic, ni adapter une dose à votre situation personnelle à votre place, ni remplacer un examen médical. Mon rôle, c’est d’expliquer, de vérifier, de conseiller sur les situations simples et d’orienter, selon les repères du guide du bon usage des médicaments. L’Ordre des pharmaciens le dit ainsi : le pharmacien oriente si nécessaire vers le professionnel le mieux adapté, que ce soit un médecin, une sage-femme, un biologiste ou un centre de santé sexuelle. Quand je sens qu’un symptôme sort de ce que je peux traiter au comptoir, je le dis clairement et je recommande de consulter.

Comment bien lire et bien suivre son ordonnance ?

Quelles erreurs voyez-vous le plus souvent chez vous, au comptoir ?

Des confusions plus que des fautes graves. Un patient qui ne sait plus si le traitement est « le matin » ou « le soir ». Un autre qui arrête dès qu’il va mieux, alors que le médecin avait prévu une durée. Un troisième qui prend deux médicaments sans savoir qu’ils contiennent la même substance. Aucun de ces patients n’a fait quelque chose d’absurde : l’information s’est simplement perdue entre le cabinet et la maison. C’est pour cela que je repasse souvent les consignes à voix haute.

Pourquoi insistez-vous sur la composition de la boîte ?

Parce que des médicaments de marques différentes peuvent contenir la même substance active. L’ANSM, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé, le rappelle : il faut vérifier la composition sur la face principale de la boîte. Si vous prenez deux produits qui contiennent la même substance sans le savoir, vous risquez un surdosage, alors que vous pensiez prendre deux médicaments différents. En cas de doute, montrez-moi les deux boîtes, c’est le plus simple.

Peut-on augmenter la dose si la douleur ou le symptôme ne passe pas ?

Non, et c’est un point sur lequel l’ANSM est très claire : n’augmentez pas les doses en pensant que cela agira plus vite, ne mélangez pas les médicaments et ne multipliez pas les prises, car c’est dangereux, voire aggravant. Si le médicament ne semble pas agir, la bonne démarche est d’appeler votre médecin ou votre pharmacien, pas de forcer la prise. Je n’ai pas à vous donner une dose personnalisée au comptoir : c’est le prescripteur qui décide, et la notice qui sert de repère.

Pharmacienne en blouse blanche qui explique une ordonnance à une cliente d'une cinquantaine d'années, de part et d'autre du comptoir d'une officine
Au comptoir, la lecture de l'ordonnance est l'occasion de vérifier que chaque consigne est bien comprise.

Que faire quand on arrête un traitement de soi-même parce qu’on se sent mieux ?

Ne le faites pas sans en parler. Certains traitements ont une durée prévue, d’autres demandent un arrêt progressif, et seul le médecin sait lequel s’applique à votre cas. Les médicaments du sommeil, par exemple, font l’objet de recommandations précises sur la durée et l’arrêt, que l’on retrouve dans l’article consacré aux somnifères. Mais cette logique vaut bien au-delà : un traitement ne s’arrête pas au gré des symptômes.

Automédication : jusqu’où peut-on aller sans avis ?

Comment définissez-vous l’automédication ?

L’ANSM la définit comme l’utilisation par un patient d’un médicament sans avoir préalablement échangé avec un professionnel de santé. Cela inclut les médicaments de l’armoire à pharmacie familiale et ceux conseillés par un proche. Dit comme cela, on voit que c’est beaucoup plus fréquent qu’on ne le croit : le comprimé « qui reste de la dernière fois » en fait partie. Ce n’est pas forcément mal, mais ce n’est jamais un geste anodin.

Dans quelles situations l’automédication peut-elle se justifier ?

Selon l’ANSM, uniquement pour des symptômes bénins et bien connus, en respectant la dose, la durée et les modalités de la notice, et en demandant conseil au pharmacien au moindre doute. Je précise toujours qu’il s’agit d’un cadre étroit. Dès que les symptômes persistent plusieurs jours ou reviennent régulièrement, la bonne décision est de consulter un médecin, comme le recommande l’ANSM. Ce cadre étroit est celui que rappelle aussi la notice de chaque boîte.

Y a-t-il des situations où vous déconseillez de se soigner seul ?

Oui, et l’ANSM les cite : une maladie comme une insuffisance rénale ou hépatique, la grossesse, l’allaitement, la prise d’un autre médicament. Dans tous ces cas, seul un professionnel de santé peut dire si un médicament est possible et à quelle dose. Le piège est de penser qu’un produit vendu librement est forcément sans risque pour tout le monde. Ce n’est pas ce que dit l’ANSM, et ce n’est pas ce que je constate au comptoir.

Qu’en est-il des plantes et des compléments ?

Je pose la même question qu’à propos d’un médicament : qu’est-ce que vous prenez, et depuis quand ? Un produit « naturel » peut être actif et interagir avec un traitement en cours. Je n’ai pas de liste à vous réciter, parce que chaque situation est différente, mais je vous invite à me parler de tout ce que vous prenez, sans gêne. L’information complète est précieuse pour éviter les mauvaises surprises.

Prévention, vaccins, grossesse : que propose l’officine ?

La vaccination est-elle possible à l’officine ?

Oui, auprès de pharmaciens habilités et formés. D’après l’Ordre des pharmaciens, ils peuvent vacciner les personnes d’au moins 11 ans pour les vaccins du calendrier vaccinal et la grippe, et dès 5 ans pour la Covid-19. Les vaccins concernés, pour les personnes ciblées par les recommandations, incluent notamment la diphtérie, le tétanos, la polio, la coqueluche, les papillomavirus (HPV), les méningocoques ACWY, les pneumocoques ou le zona. Il y a des limites : le pharmacien ne prescrit pas de vaccins vivants atténués aux personnes immunodéprimées, et les mineurs ont besoin du consentement des titulaires de l’autorité parentale.

Qu’est-ce que le bilan de prévention en officine ?

C’est un moment d’échange que l’on peut solliciter à certains âges. L’Ordre des pharmaciens indique que toute personne de 18 à 25 ans, de 45 à 50 ans, de 60 à 65 ans et de 70 à 75 ans peut le demander. Il dure de 30 à 45 minutes. On fait le point sur les habitudes de vie, les risques et les priorités de santé, on donne des conseils personnalisés et on oriente si besoin. Ce n’est pas une consultation médicale : c’est un temps de prévention, qui peut vous amener à voir un médecin si nécessaire.

Dispositif Pour qui Ce qu’il apporte
Dossier pharmaceutique Toute personne qui le souhaite Recense les médicaments délivrés, accessible avec votre accord
Vaccination en officine À partir de 11 ans (Covid-19 dès 5 ans), par un pharmacien habilité Vaccins du calendrier et grippe, selon les recommandations
Bilan de prévention Tranches d’âge de 18 à 25, 45 à 50, 60 à 65, 70 à 75 ans Échange de 30 à 45 minutes sur les habitudes de vie et les risques
Bilan partagé de médication Personnes âgées prenant plusieurs médicaments Repérage des difficultés de prise et des interactions, avec le médecin traitant

Et pour les personnes qui prennent beaucoup de médicaments ?

L’Ordre des pharmaciens décrit un bilan partagé de médication, proposé aux personnes âgées qui prennent plusieurs médicaments, en collaboration avec le médecin traitant. Il sert à repérer les difficultés de prise, les posologies inadaptées, les effets indésirables et les interactions, pour réduire les problèmes liés aux traitements. Ce n’est pas proposé par tous les pharmaciens : certains sont volontaires pour ces entretiens. Si vous ou un proche êtes concernés, demandez simplement si votre officine le propose. Pour un exemple concret de ce que l’on vérifie, ce guide passe en revue les interactions médicamenteuses de la trazodone, un antidépresseur.

La grossesse change-t-elle votre manière de conseiller ?

Beaucoup. L’Ordre des pharmaciens mentionne un entretien pharmaceutique de courte durée proposé à toute femme enceinte, quel que soit le stade de la grossesse. Il vérifie que les traitements, qu’ils soient prescrits ou non, ne sont pas dangereux pour l’enfant à naître. Mon conseil est simple : dès que vous êtes enceinte ou que vous pensez l’être, ne prenez rien de votre propre initiative sans avoir demandé. Votre sage-femme ou votre médecin reste l’interlocuteur du suivi, et vous trouverez des repères dans la rubrique santé des femmes.

Pharmacienne et jeune femme enceinte assises à une petite table dans l'espace de confidentialité d'une officine, qui discutent calmement d'un traitement
Un échange au calme, à l'écart du comptoir, permet de parler d'un traitement ou d'une grossesse en toute confidentialité.

La contraception d’urgence relève-t-elle aussi de l’officine ?

Oui. Elle est délivrée en pharmacie de façon anonyme et sans autorisation parentale pour les mineures, avec un entretien d’information. Je ne détaille pas ici le fonctionnement, qui relève de l’entretien au comptoir et de la notice. Retenez surtout qu’une jeune fille ou une femme qui se pose la question peut pousser la porte d’une officine, y être écoutée sans jugement et orientée si nécessaire vers un professionnel de santé.

Quand faut-il appeler quelqu’un après une prise de médicament ?

Après avoir pris un médicament, à quels signes faut-il prêter attention ?

Tout signe nouveau et inhabituel qui apparaît après une prise mérite d’être pris au sérieux, surtout s’il est brutal. Une éruption, un malaise, une gêne pour respirer, un gonflement du visage : je ne vous donne pas de liste exhaustive, parce que chaque médicament a sa propre notice, mais l’idée est la même. Plus le signe est brutal ou intense, plus la réaction doit être rapide. Les repères ci-dessous résument la logique que je répète au comptoir.

À signaler à votre prochain rendez-vous

  • Une gêne légère, déjà décrite dans la notice, qui ne perturbe pas votre quotidien
  • Une question sur la manière de prendre un traitement, sans signe inhabituel
  • Des restes de médicaments que vous ne savez pas comment éliminer

Appeler votre médecin ou votre pharmacien dans la journée

  • Un signe nouveau après le début d'un traitement, qui vous inquiète ou qui persiste
  • Un doute sur la composition d'une boîte ou sur le cumul de deux médicaments
  • Un oubli de prise ou une prise en double dont vous ne savez pas quoi penser
  • Des symptômes qui durent plusieurs jours ou qui reviennent régulièrement

Urgence : appeler le 15 ou le 112

  • Difficulté à respirer, gonflement du visage ou de la gorge après une prise
  • Malaise, somnolence profonde ou perte de connaissance
  • Prise d'une quantité de médicament très supérieure à ce qui était prévu, par erreur ou volontairement
  • Tout signe brutal et grave qui vous fait craindre pour la vie de la personne

Que dites-vous à quelqu’un qui hésite à appeler pour une prise en double ?

D’appeler. Une prise en double ou une erreur de dose est une situation où l’on préfère toujours demander. Je ne peux pas, ici, vous dire ce qu’il faut faire dans un cas précis : tout dépend du médicament, de la quantité et de la personne. Ce que je peux dire, c’est qu’il ne faut pas attendre de voir si « ça va passer ». Appelez votre pharmacien ou votre médecin dans la journée, et en cas de signe grave, appelez immédiatement le 15 ou le 112.

Comment signaler un effet indésirable ?

Le système national de déclaration est celui de l’ANSM et des centres régionaux de pharmacovigilance. C’est un dispositif qui existe pour que les effets inattendus soient connus et analysés. Mon réflexe, face à un patient qui me décrit un signe inhabituel, est d’abord de m’assurer qu’il voit un médecin si c’est nécessaire, puis de parler de ce signe pour que le dossier soit complet. Ne renoncez jamais à décrire ce qui vous est arrivé : c’est utile à tous.

Que faire des boîtes entamées et comment ranger son armoire à pharmacie ?

Où rapporter les médicaments dont on ne se sert plus ?

En pharmacie. L’Ordre des pharmaciens explique que Cyclamed collecte et valorise uniquement les médicaments non utilisés, périmés ou non, rapportés par les patients dans les officines. C’est un dispositif national piloté depuis 1993. Ne les jetez ni à la poubelle ni dans les toilettes : l’officine est le bon endroit.

Tout ce qui est dans l’armoire à pharmacie va-t-il dans le carton Cyclamed ?

Non, et c’est une confusion fréquente. Les emballages en carton et les notices papier se trient avec le tri sélectif du domicile, ils ne vont pas dans les cartons Cyclamed. Les produits de parapharmacie, les compléments alimentaires et les produits cosmétiques ne sont pas des médicaments : ils suivent eux aussi le tri des déchets ménagers, jamais les sanitaires. Un coup d’œil de temps en temps à l’armoire permet de faire ce tri.

Un dernier conseil que vous aimeriez voir retenu ?

Que votre pharmacien est un professionnel de proximité qui a le temps de vous répondre, sans rendez-vous. Venez avec vos boîtes, votre ordonnance et vos questions. Si ma réponse ne suffit pas, je vous dirai de consulter, et je le ferai sans hésiter. Pour savoir à quel moment voir son médecin plutôt que s’en remettre au comptoir, l’entretien avec un médecin généraliste détaille les repères.

Ce qu’il faut retenir

Votre pharmacienne lit votre ordonnance, repère les doublons et les associations à éviter, répond aux questions simples et vous oriente quand la situation dépasse le comptoir. Elle ne remplace ni le diagnostic ni l’avis du médecin qui vous suit.

  • Demandez toujours conseil avant de prendre un médicament en plus de votre traitement, surtout en cas de grossesse, d’allaitement ou de maladie chronique.
  • Vérifiez la composition de chaque boîte pour ne pas cumuler la même substance sous deux noms différents.
  • N’augmentez jamais une dose et n’arrêtez pas un traitement de votre propre initiative.
  • Rapportez en pharmacie les médicaments non utilisés, et triez emballages et notices avec les déchets recyclables.
  • En cas de signe grave après une prise, appelez le 15 ou le 112 sans attendre.

Les questions qu'on nous pose souvent

Le pharmacien peut-il m'aider à comprendre mon ordonnance ?

Oui, c'est l'une de ses missions au quotidien. Il peut expliquer à quoi sert chaque médicament, comment le prendre selon l'ordonnance et ce qu'il faut surveiller. Il ne modifie pas le traitement prescrit : pour changer quoi que ce soit, il faut en parler au médecin qui l'a prescrit.

Qu'est-ce que le dossier pharmaceutique ?

C'est un outil informatique sécurisé auquel les pharmacies sont connectées et qui recense les médicaments qu'une personne se procure en pharmacie. Il n'est accessible qu'au détenteur et, avec son accord, aux pharmacies où il se rend. Il comporte aussi un volet sur les vaccins.

Peut-on se faire vacciner en pharmacie ?

Oui, auprès de pharmaciens habilités et formés. Les vaccins du calendrier vaccinal et celui de la grippe sont possibles à partir de 11 ans, celui contre la Covid-19 dès 5 ans. Il existe des limites, notamment pour les personnes immunodéprimées : demandez conseil à votre pharmacien ou à votre médecin.

L'automédication est-elle dangereuse ?

Selon l'ANSM, aucun médicament n'est anodin. L'automédication ne peut se justifier que pour des symptômes bénins et bien connus, en respectant la notice. Elle est déconseillée en cas de maladie, de grossesse, d'allaitement ou de prise d'un autre médicament : demandez d'abord l'avis d'un professionnel de santé.

Que faire des médicaments qu'on n'utilise plus ?

Rapportez-les en pharmacie : Cyclamed collecte les médicaments non utilisés, périmés ou non. Les emballages en carton et les notices papier se trient avec les déchets recyclables du domicile. Les compléments alimentaires et les produits cosmétiques ne sont pas des médicaments et ne vont pas dans cette collecte.

Quand faut-il appeler le 15 plutôt que le pharmacien ?

Devant un signe brutal et grave après une prise de médicament : difficulté à respirer, gonflement du visage, malaise, perte de connaissance. Dans ces cas, appelez le 15 ou le 112 sans attendre. Pour une question moins urgente, appelez votre médecin ou votre pharmacien dans la journée.

Où vérifier ces informations ?

  1. ANSM — Bon usage des médicaments en automédication
  2. Ordre des pharmaciens — Se faire accompagner dans son suivi vaccinal
  3. Ordre des pharmaciens — Être accompagné à des moments spécifiques
  4. Ordre des pharmaciens — Cyclamed : récupération des médicaments non utilisés uniquement